Les Monts d’Ardèche à vélo

Aujourd’hui, on vous propose un itinéraire un peu particulier : c’est un vrai coup de cœur mais c’est aussi un beau challenge physique ❤️ 💪. Les étapes sont relativement courtes mais le dénivelé est conséquent !

Néanmoins, les paysages valent le détour ! Une fois sur les plateaux ardéchois, la vue est dégagée sur des dizaines de kilomètres, les villages traversés reflètent encore la vie rurale du siècle passé et les petits camping municipaux sont tous plus accueillants les uns que les autres.

Vous êtes une personne sportive au quotidien, sans forcément avoir de l’expérience en itinérance à vélo cet itinéraire est pour vous. Pour les autres, on vous invite à retrouver des itinéraires plus faciles, comme ces idées de week-end en Ardèche.

Infos pratiques

Niveau : sportif 💪
Départ : Valence (gare SNCF)
Arrivée : Montélimar (gare SNCF)
Distance : 380 km
Paysages : Paturages fleuris, anciens volcans et hameaux en pierre.
Chaussée : Petites routes et chemins carrossables. VTC ou gravel conseillé.
Le petit plus de la rando : le PNR des Monts d’Ardèche a mis en place un parcours artistique le long de la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique. Sur le parcours, vous croiserez plusieurs œuvres.

Tracé GPS :
Première partie de l’itinéraire (J1 à J3)
Deuxième partie de l’itinéraire (J4 à J7)
Dernier jour, retour à une gare SNCF (J8)

Détail de la rando vélo dans les Monts d’Ardèche

J1 : Valence (gare SNCF) – Dolce Via (42 km) 🚵🏽‍♀️

L’itinéraire commence doucement et, surtout, depuis une gare SNCF desservie par des TER et des TGV. Après avoir visité le centre historique de Valence, plutôt sympathique, prenez la Via Rhôna sur les 15 premiers kilomètres. Une balade agréable le long du Rhône avant d’attaquer la montagne ardéchoise.
A partir de Beauchastel, quittez cette voie verte pour rejoindre sa consoeur, la Dolce Via. L’entrée en Ardèche commence, la vallée est large et les sommets sont visibles, au loin. Si la journée est chaude, plusieurs points de baignade sont accessibles depuis la voie, notamment à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux. Soyez attentif en approchant des maisons, la plage est discrètement cachée sur la droite. Une petite fontaine permettra de faire le plein d’eau.
Stoppez-vous pour la nuit à Moulinon, un hameau de Saint-Sauveur-de-Montagut, où la gérante du camping est très accueillante et surtout, où vous pouvez achetez des glaces au magasin d’usine de Terre Adélice.

J2 : Saint-Sauveur-de-Montagut – Saint-Agrève (49km, ~850m de D+) 🌋

Le dénivelé commence aujourd’hui, mais pour préserver vos mollets, il reste doux. La pente maximale est de 5% puisque vous êtes sur un ancien tracé de chemin de fer. On vous conseille une petite pause au Pont de Chervil, où un petit établissement propose du café torréfié localement et invite à prendre une pause autour de jeux de société mis à disposition. Après les gorges de l’Eyrieux, une baignade est possible dans le lac en aval du Cheylard.
La « montée » débute après Le Cheylard, où la voie s’élève vers la Haute-Loire. Les sommets approchent, le genêt embaume l’air et la température estivale devient douce. La dernière partie de la journée, tunnels, pont et viaducs se succèdent jusqu’à l’arrivée à Saint-Agrève à plus de 1000 mètres d’altitude. La vue se dégage alors sur le Mont Mézenc et, au loin, le Gerbier de Joncs, source de La Loire.

J3 : Saint-Agrève – Lac d’Issarlès (56km, ~ 600m de D+) 🌲

Cette fois vous y êtes ! L’air est frais, les prairies sont fleuries et les anciens volcans sont à portée de vue. Bienvenue en Haute-Loire.
L’itinéraire quitte les voies vertes pour vous mener sur des petites routes peu fréquentées. Après Saint-Agrève, le « bourg » du coin, vous traverserez Fay-sur-Lignon, un village à l’architecture typique de la région. Puis Les Estables, petite station de ski en hiver. Admirez le sommet de la région : le Mont Mézenc, culminant à 1753m.
Après les montées du matin, la journée s’aplanit jusqu’à redescendre au sympathique Lac d’Issarlès. Baignade, paddle et balades à pied autour du lac permettent de profiter de ce petit coin de fraicheur.

J4 : Lac d’Issarlès – Luc (42km, ~600m de D+) 🏞️

La journée attaque avec une belle côte, pour sortir du lit de La Loire, déjà relativement profond. Mais le paysage est, encore une fois, dégagé. La vue fait oublier l’effort.
Coucouron passé, la route circule un peu jusqu’à rejoindre la nationale qui relie Le-Puy-en-Velay à la vallée du Rhône. Coupez cette route et descendez vers Lesperon puis Langogne. L’architecture de la ville permet une nouvelle fois d’imaginer la vie rurale organisée autour des halles centrales, il y a plus d’un siècle. L’occasion de relire Voyage avec un âne dans les Cévennes de Stevenson, passé par là en automne 1878.
Pour finir la journée, la remontée de l’Allier est agréable jusqu’au petit village de Luc. Son superbe château en ruine domine le village et offre une vue imprenable sur les Monts d’Ardèche environnants.
NB : Il n’est pas évident de trouver à se loger sur Luc. Un champs est mis à disposition par la mairie en contrebas et quelques gîtes d’étapes sont ouverts aux randonneurs. Néanmoins, vous pouvez pousser jusqu’à La Bastide-Puylaurent à seulement 8km pour trouver davantage d’options pour la nuit.

J5 : Luc – Le Bleymard (35km, ~400m de D+) 🌄

Aujourd’hui, on vous propose une petite journée pour permettre à vos jambes de prendre un peu de repos.  Bien qu’un col (un peu costaud) soit à franchir, l’étape reste courte. La remontée de l’Allier se fait jusqu’à La Bastide-Puylaurent puis un changement de bassin versant vous ramène vers le Chassezac (qui termine sa course en Méditerrannée).
Sur le chemin, pensez à visiter Chasseradès, un joli village tout en pierre, avec son lavoir couvert.
Au Bleymard, le camping municipal propose un petit coin cuisine idéal pour se faire un petit plat plus agréable que d’habitude.

J6 : Le Bleymard – Villefort via Le Mont Lozère (45km, ~750m de D+) ✨

Cette sixième journée est la pépite de l’itinéraire ! Vous allez grimper pendant 8 km à l’assaut du Mont Lozère, pour passer ensuite la journée dans les chaos granitiques de ce sommet. C’est sauvage, la vue porte jusque dans les Alpes par beau temps (on vous assure qu’on a vu le massif des Écrins !) et il n’y a pas une voiture.
En effet, après le col de Finiels, notre itinéraire emprunte des chemins et routes forestières. Ça secoue un peu, mais c’est tout à fait faisable en VTC ou gravel. Et ça vaut vraiment le coup !
Découvrez le Mas Camargue et le mas de la Barque avant de retrouver une route goudronnée pour une superbe descente de 15km jusqu’à Villefort. Le village n’est pas incroyable, mais il propose une offre d’hébergements suffisamment variée pour en faire une belle ville étape.

J7 : Villefort – Vallée de l’Ibie (65km, ~150m de D+) 🫒

Ce matin, c’est un paysage ardéchois typique que vous traversez, en prenant la direction de Pied-de-Borne puis Les Vans. Serpentez dans des gorges granitiques étroites, dans lesquelles une minuscule route s’enfonce.
Aux Vans, on ne peut que vous inviter à musarder dans les chouettes boutiques d’artisans du centre ville : un torréfacteur propose son café en direct, un cordonnier créé des sandales, la libraire prend le temps de vous raconter son dernier coup de cœur… Une vraie vie de village, animée et joyeuse !
Ensuite, traversez le Bois de Païolive, vrai écrin de verdure, quelque soit la saison. Un pique-nique sous le couvert des arbres est idéal, même en cas de canicule. Une voie verte rejoint ensuite les environs de Vallon-Pont-d’Arc. L’été, passez votre chemin, la foule est dense et la qualité des produits laisse à désirer… Hors saison par contre, n’hésitez pas à flâner dans les jolies rues du centre.
Pour la nuit, un petit camping calme est disponible à l’entrée des gorges de l’Ibie. Il propose aussi des locations. Et pour celles et ceux qui tenteraient l’option bivouac : l’Ibie est souvent à sec et il est difficile de trouver de l’eau dans la vallée. Pensez à faire le plein avant !

J8 : Lagorce – Montélimar (gare SNCF) (48km, ~350m de D+) 🍇

Dernière journée de votre semaine : retour dans la vallée du Rhône pour prendre le train à Montélimar. Entre temps, profitez de la discrète vallée de l’Ibie. A l’inverse des gorges de la veille, vous serez au pied de falaises calcaires, d’un blanc pur. Sacré changement en seulement 24h !
Le petit col avant Valvignères demande un dernier effort puis c’est une longue descente à travers les vignobles. Le village de Viviers atteint, il ne vous reste plus qu’à traverser le Rhône et remonter à Montélimar par la ViaRhôna. Encore une fois, cette gare est accessible en TER et en TGV.

👋 Bon retour !

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